Le Conseil municipal du 4 juillet 2019 vu par Florent !

Le Conseil municipal du 4 juillet 2019 vu par Florent !

S’il est une figure de style que maitrise cette majorité c’est bien celle du « comique » de répétition, tant le même amateurisme, les mêmes réflexes devenus pavloviens ou sectaires, au choix, sont l’illustration de la méthode de gouvernance choisie et éprouvée depuis maintenant plus de cinq ans par les Chiroquois. Aussi ce dernier Conseil Municipal ne fit pas exception à la règle…

L’entêtement,

À promouvoir des projets qui ne sont qu’obsession et caprice autoritaire, des projets qui n’émanent d’aucunes concertations, sans logique. Se répandre dans la presse sur l’urgence et la nécessité de doter la ville d’une salle polyvalente – salle de spectacle « Nous n’avons pas de salle de ce type et de cette capacité ici, explique-t-il. Cela manque à Chilly. » (Le Parisien, 26 Février 2019, [en ligne]), ce sont là, les propos d’un maire dont le début de la mandature, restera marqué par… cet empressement à détruire l’équipement MJC de la ville et sa salle de spectacle… C’est aussi quasiment l’ensemble du fonds de soutien à l’investissement alloué par la Communauté Paris-Saclay, et ce jusqu’en 2022, qui est englouti par la majorité municipale dans ce projet, et ce au détriment de la reconstruction du gymnase Pierre de Coubertin, au détriment de la réfection de l’école du Centre, de l’abandon du projet d’agrandissement du gymnase des Chardonnerets. Pour ce dernier et avec un certain sens de la formule, dont on ne sait s’il s’agit d’ironie ou d’une involontaire litote, le maire parle de « refléchages des finances, nous n’abandonnons pas, nous déplaçons ce projet »…

L’opacité,

Puisque c’est un savant dosage de complexité et d’amateurisme, qui flotte dans l’attribution d’un marché public par la Mairie, à la société Elior, en toute illégalité comme on peut le lire dans le courrier du 17 avril 2019 signés des maires de Massy et d’Epinay-sur-Orge au maire de Chilly-Mazarin, courrier qui sera finalement rendu public par TFAC malgré l’obstruction de Jean-Paul Beneytou à ne pas le transmettre aux élus de l’opposition. Marché public privatisant une partie de la restauration scolaire, et devenue ici le prétexte politico-dogmatique de cette équipe, dont l’autre élément fondateur du début de mandature aura été la décision unilatérale du maire de supprimer le repas de substitution. Projet on ne peut plus bancal de privatisation de la fabrication de la moitié des repas dans les écoles, tous les jours, en totale contradiction avec l’esprit de service public du SIRMC (Syndicat Intercommunal de Restauration de Massy-Chilly), auprès duquel la ville est engagée, étant à la fois l’acteur et l’un des membres fondateur (et non un simple « client » selon la terminologie utilisé par le maire). Surréaliste décision, dont on pourrait sourire, s’il ne s’agissait de l’alimentation d’environ 2000 enfants, et des finances de notre ville. Le groupe d’opposition TFAC avait lors d’un précédent Conseil Municipal proposé une motion, afin d’instaurer la proposition d’un plat végétarien, une motion (évidemment) rejetée par cette majorité, mais une proposition qu’il reprendra à son compte, pour justifier de son recours à un prestataire privé…

C’est aussi toujours les mêmes zones d’ombres qui entourent la communication aux élus de l’opposition et même aux habitants des zones concernées, des signatures des permis de construire. Ce sera l’objet de l’une des questions du groupe des élus TFAC, concernant le permis de construire en date du 20 mai 2019 au bénéfice de la société Lidl.

Le ridicule,

Lorsque dans un document soumis à l’approbation du Conseil Municipal, celui reconduisant les aides dont peuvent bénéficier les familles recourant au service d’assistantes maternelles indépendantes, un tableau récapitulatif, met en exergue qu’une famille de 3 enfants reçoit une somme plus importante qu’une famille de 4 enfants. A l’évidence, il ne peut s’agir que d’une erreur. Plutôt que de voter l’amendement rectificatif rédigé par le groupe d’opposition TFAC, cette majorité s’entête et vote l’approbation de ce texte, le maire expliquant même, avec un naturel des plus désarmants, que s’ils se sont trompés, ils soumettront de nouveau à la délibération du Conseil un nouveau texte corrigé. Démonstration ubuesque, habituelle mais néanmoins toujours aussi surprenante, du sectarisme politique dont est capable cette équipe. Au delà de la méthodologie, cette majorité persiste à favoriser certains modes de garde, voire à opposer entre elles, les différentes solutions de garde, quand une politique familiale équilibrée aurait voulu que la ville s’engage aussi à favoriser, par un certain nombre de mesures, l’accès aux crèches. Là c’est même le contraire qui est mis à l’œuvre, la ville renonçant à la réservation de 5 berceaux dans une crèche privé.

L’absence

Les absences ponctuelles des uns ou des autres à telles ou telles commissions, voici l’argument ultime lors des échanges, la parade d’une majorité acculée et à cours d’arguments… Ce fut, enfin, une séance plénière, désertée comme de coutume désormais, par les élus du Rassemblement National…

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