Le Conseil municipal du 23 novembre 2017 vu par Florent !

Le Conseil municipal du 23 novembre 2017 vu par Florent !

«  Nous faisons de la politique parce que nous avons le souci de la personne humaine. », Christiane Taubira, Paris, le 5 février 2017.

Cette phrase, apparemment anodine, de l’ancienne garde des sceaux, prononcée durant la dernière campagne présidentielle, semblera être une évidence pour certains, apparaitra même comme la motivation nécessaire de n’importe quel engagement politique à d’autres. Dans notre ville, c’est un autre moteur qui semble animer la volonté politique de la majorité, c’est un dogmatisme outrancier, c’est le culte de la polémique, une gouvernance avec des œillères. Il suffira simplement d’énumérer, de façon factuelle, sans forcer les traits, quelques différentes décisions, prises de position et déclarations de cette majorité lors du dernier Conseil Municipal du 23 novembre pour s’en rendre compte.

– Une nuance que se refuse toujours à faire la majorité, la différence entre revenus et aide sociale, M. Beneytou entend ne pas la faire. Il inclut, donc le calcul des tarifs des services à la population, les revenus de ces familles et leurs allocations, et sous prétexte d’égalitarisme. Cela n’a évidemment de conséquence que sur les familles ayant les ressources les plus modestes. M. Beneytou dans son discours voudrait que s’opposent « ceux qui vivent de leurs salaires et travaillent » et ceux qui selon lui, sans emploi bien sûr « profiteraient » de ses aides au détriment des premiers. Oubliant volontairement au passage que de nombreuses familles Chiroquoises travaillent et se font ponctionner les aides sociales. C’est cet amalgame grossier et cette injustice que ne cesseront de dénoncer les élus du groupe TFAC au travers leurs interventions et proposition d’amendement rejetée par l’équipe de M. Beneytou et le Front National.

– Avec dogmatisme et constance, et sous prétexte de laïcité, une fois encore, des enfants qui ne consomment pas de viandes porcines se sont vus privés d’un repas complet et équilibré. C’est pour cette majorité un marqueur politique fort, et c’est un évident moyen de stigmatiser une partie des habitants de notre ville. En octobre 2016, dans une interview au quotidien La Montagne, Jacques Toubon, l’actuel défenseur des droits, s’exprimait en ces termes : « j’aimerais que les maires aient l’obligation de faire des proposition afin qu’aucun élèves ne soit empêché de manger à la cantine. J’ai été maire pendant des années d’un arrondissement à Paris, on a toujours résolu la question notamment en proposant plusieurs plats ou self-service. Il ne s’agit pas de proposer des repas halal mais de proposer un choix avec autre chose, quand il y a du porc. Sans cela nous aurons de la division au lieu de la cohésion. Alors que je rappelle que la loi républicaine n’est pas une loi d’oppression mais de liberté. »

Les questions environnementales, enjeux majeurs des années à venir, ne constituent pas la priorité de cette majorité. Interpellé sur son absence et celle de tous les élus de la majorité à la réunion du plan climat de l’agglomération Paris-Saclay, le maire s’est contenté d’approximations. Il n’a évoqué dans sa réponse au groupe TFAC aucune mesure, aucun projet, aucune études… afin de répondre à ce qui est désormais, et dans plusieurs villes l’une des priorités des équipes en place et ce, quelle que soient leurs couleurs politiques.

C’est aussi là une dérive propagandiste de l’information. La majorité n’évoque d’ailleurs plus l’information municipale, mais bien la communication. Dans le nouveaux marché attribué à la nouvelle agence de communication, il est évoqué « la diffusion de la parole du maire ». Des contenus média-vidéos ont également été commandées par la mairie. Et dans un même temps, on apprend que c’est le programme du cinéma François Truffaut de notre ville qui disparaît des pages du magazine municipal. On se rend compte également que c’est l’édition du guide pratique de la ville qui est remis en cause… La communication au détriment du service et de l’information ?

ces quelques exemples, pour appuyer notre idée, que c’est lorsque l’on renonce à diviser et à stigmatiser que l’on fait réellement la démonstration de son ambition. C’est lorsque l’on résiste aux tentations populistes que l’on marque les esprits durablement. La force des grandes personnalités de pouvoir, c’est parfois, juste, l’énoncé d’une pensée simple, pas simpliste, et qui se fait guide de toute une politique, Václav Havel, ancien président de la République tchèque, a un jour déclaré : « La vraie politique est simplement le service du prochain. » On aimerait qu’il en soit toujours ainsi.

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