Le Conseil municipal du 21 mars 2018 vu par Florent !

Le Conseil municipal du 21 mars 2018 vu par Florent !

Brouillard

Il est des flous qui n’ont rien d’artistique, des voiles et des paravents qui dissimulent les choix politiques, peu reluisants de cette majorité. Ce Conseil municipal en date du 21 Mars 2019 en fut une fois de plus la démonstration.

De l’ombre à l’insincérité, il n’y a qu’un pas. Ainsi, comme dans les budgets précédents proposés et votés par cette équipe, des interrogations subsistent, des zones d’ombres perdurent. C’est avec un évident manque d’envergure et d‘intérêt que cette majorité se satisfait de ses actions, et de son rapport sur l’égalité femmes / hommes, préalable légal à l’adoption du budget. C’est avec une évidente mauvaise foi que cette même équipe se refuse à remettre en cause sa politique de tarification des activités périscolaires, éminemment injuste envers les familles. C’est une même obstination politique qui privilégie sur tout autre projet, dans ce budget, la construction d’une salle polyvalente (une salle pouvant accueillir spectacles et représentations, dont le maire affirme dans le Parisien en date du 26 février 2019 qu’elle est un équipement qui « manque énormément à la ville ». On pourra dès lors s’interroger sur le pourquoi de la destruction de la salle de spectacle existante à la MJC dès son arrivée aux affaires en 2014 ? Mais aussi le pourquoi d’une reconstruction si tardive dans la mandature puisque si primordiale ? Avec un peu de « malice » on pourrait presque y déceler là, de basses visées électoralistes…). La reconstruction de Coubertin est, elle, renvoyée à 2022, privant ainsi nombre d’associations de cet équipement. À la question claire et précise du groupe TFAC sur les objectifs et mesures en termes de gestion du personnel communal, à défaut de chiffres, de projections et de projets, le maire préférera la polémique et la déformation des interrogations de l’opposition. Si l’on voulait faire, une fois encore, preuve de « malice », on se demanderait s’il ne s’agit pas là, sous couvert d’incompréhensions des questions, d’une diversion, sur des sujets qui n’ont pas ou peu été traités par cette majorité ?

Semblant avoir toujours plus à cacher dans le projet de réaménagement du site Découflé, c’est l’ensemble des amendements proposés, par le seul groupe d’opposition présent ce soir-là, les élus TFAC, qui seront rejetés par une équipe de conseillers municipaux visiblement peu enclins à la contradiction… Une série d’amendements n’ayant pour but que d’éclairer, mettre en lumière, faciliter et susciter la participation du plus grand nombre, à l’enquête publique rendue obligatoire dans les conclusions du rapport de la MRAE (Mission Régionale d’Autorité Environnementale). Ainsi à Chilly-Mazarin, devant le refus d’allonger le délai d’enquête, le refus de nommer un commissaire enquêteur impartial, le refus d’organisation d’une réunion publique présentant les enjeux, le refus de s’engager à joindre les permis de construire, le refus de réaliser et de communiquer les résultats d’études sur les impacts environnementaux, il faudra se contenter d’une enquête et d’une communication a minima, et sans garantie aucune de la prise en compte des observations… Si l’on voulait se montrer « malicieux » on pourrait penser que tout cela est fait pour décourager quiconque souhaiterait s’emparer et s’informer de ce sujet pourtant majeur pour le dessein de notre ville…

C’est une même opacité qui entoure l’attribution à la société ELIOR, d’un marché afin de proposer un second choix de plat dans la restauration scolaire. Des critères d’attributions et des chiffres que la majorité municipale met, semble-t-il, un point d’honneur à ne surtout pas communiquer aux élus, et ce malgré les demandes de l’opposition, et plus largement à la population. Un marché attribué, en totale négation des engagements de la majorité auprès du SIRMC (Syndicat Intercommunal de la Restauration de Massy-Chilly et Epinay sur Orge). C’est au lendemain de ce conseil municipal que l’on découvre un nouvel appel d’offres, passé sous silence par le maire ce soir-là, et ce malgré les questions des élus TFAC. C’est cette fois-ci sans « malice » aucune que l’on peut légitimement s’interroger, et se demander ce que cette équipe souhaite dissimuler ?

De cette formule, en forme d’avertissement, et il est vrai on ne peut plus rebattue, « On ne sort de l’ambigüité qu’à son détriment » écrite par Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz, dans ses Mémoires publiées en 1717, cette majorité aura semblé en avoir fait durant toute sa mandature, une véritable ligne de conduite et méthode de gouvernance. Ou pour faire plus prosaïque : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup… »

 

 

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